florence schmitt

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Localisé à Paris, France.
Membre depuis le: 28/09/2015

Diplômée de l’Ecole des Beaux Arts de Lyon et Bourges, je vis à Paris et travaille à St Denis. La pratique que j’ai du dessin, de la photographie, de l’aquarelle ou de l’encre est complémentaire au travail de volume. Les deux refusent de se fixer, les éléments ou couches sont posés, échappant à un statut officiel, je dirai même presque échappant à la nécessité d’un atelier. Ce qui les rassemble est une approche empirique, il y a un rapport libre au matériau, dégagé de la technique, sans souci de faire une peinture ou une sculpture. Je qualifierai les objets de trouvés. Leurs origines ne m’intéressent pas, seules leurs qualités ou défauts. Mes pièces sont actives toutes seules. Elles sont déjà des phrases, où il manque des mots, des ellipses ou alors une phrase dont on a oublié la fin. Il y a des éléments brillants et d’autres éteints. La couleur m’importe peu, ce qui compte est l’impact sur l’œil, les contrastes et les persistances. J’utilise une couleur vive, chimique comme insistance sur le réel. L’artificialité n’est pas une duperie, d’ailleurs la sincérité est facile à simuler dans l‘art. L’artificiel révèle et préserve. La mer évoque pour moi un absolu, origine et fin. Du coup, il se joue une intensité, une démesure insaisissable de la nature. Je pense beaucoup au paysage de tempête ou de naufrage peint par Turner. Les animaux marins me touchent, je les représente souvent, car ils sont des monstres, des pré-formes, du solide et du liquide, ce qui rejoint d’ailleurs ma pratique de l’aquarelle. Aussi, je peux faire une analogie entre leurs comportements et des aspects de la psychologie humaine. Le cuivre est conducteur, c’est une force réelle. J’utilise aussi du plastique, du verre ou d’autres métaux, à chaque fois pour leurs forces ou leurs faiblesses, leurs pouvoirs et non symboliquement. Il ne s’agit pas pour autant d’une recherche purement formelle, mais d’évaluer dans chaque matériau une lassitude ou un espoir, vers une dé-formation lors de la confrontation avec d’autres matériaux. En ce qui concerne la photo c’est le tirage qui m’intéresse, l’objet-tirage. Par ailleurs, je crois beaucoup en l’image comme moyen de faire une trace d’objets éphémères, indéplaçables, fragiles... Ils deviennent un autre objet, amplifié, ils se solidifient dans le papier.

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